Avancer | Témoignage inspirant d’une ancienne étudiante—Académie de Massage Scientifique

Avancer | Témoignage inspirant d’une ancienne étudiante

Carrière
7 septembre 2016

Avec le recul, j’ai compris que tout événement apporte des leçons, des conseils ou nous indique nos limites. J’ai longtemps cherché quel serait le meilleur métier : j’aime le travail manuel, je suis active, la mécanique me passionne, j’ai un côté artistique et j’aime être en apprentissage constant. Toutes sortes de domaines m’inspiraient. Après avoir traversé l’Amérique du Nord assise au volant d’un camion, il me manquait quelque chose, ce petit quelque chose qui nous fait lever le matin et qui nous donne l’impression qu’on est utile. Voici mon témoignage.

Confucius a dit un jour : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Bien que son nom ressemble à une divine confiture, ce cher philosophe a parfaitement raison. Nous avons juste une vie, aussi bien d’être heureux et de n’avoir pas trop de regrets lors de nos vieux jours.

Alors, un retour à l’école avec tout ce que ça implique, c’est-à-dire déménager, habiter chez mon frère le temps du cours, retravailler les fins de semaine, étudier, etc.? Pourquoi ne pas se lancer dans le vide?

 

Le retour à l’école

Alors, c’est en janvier 2011 que mon histoire avec la massothérapie a débuté. Je venais tout juste de connaître un épuisement physique et psychologique. C’est avec stress et insécurité que j’ai commencé mon cours. De jour en jour, je voyais que ce cours était un bienfait sur moi. La massothérapie a été également une thérapie personnelle. En se faisant masser tous les jours, j’ai pu apprécier tous les bienfaits que cela pouvait apporter. Un esprit de famille se trouvait à l’Académie de massage scientifique. Le respect, la passion et l’entraide se dégageaient à plein nez, et il n’existe pas d’huile essentielle assez puissante pour égaler cette odeur unique. J’ai persévéré et j’ai terminé mon cours de massothérapie avancée et d’orthothérapie en mai 2012.

 

Nouvelle région, nouvel emploi

Mon chum s’était établi dans le nord du Québec pendant mon cours et c’était un autre défi pour moi : nouvelle région, nouvel emploi. Ne pouvant pas avoir de prêts pour démarrer ma clinique, trouver un local, trouver une maison, etc., j’ai commencé tout doucement en offrant des massages sur chaise dans un salon de coiffure et en louant un local au pourcentage. La teinture dans les cheveux et se faisant masser le dos un petit 5 minutes, les gens pouvaient ainsi connaître mon approche face à la massothérapie. Alors, j’ai vite établi une clientèle fiable et de confiance.

Tout s’est passé si vite qu’une année et puis une autre sont passées et mon horaire se remplissait deux, trois et quatre semaines d’avance. Lorsqu’on offre un soin spécialisé et professionnel à chaque client, ils sont plus que satisfaits. Ils apprécient ce que tu fais pour eux, en redemandent et en parlent à leur entourage.

 

Ma clinique!

J’ai ensuite emménagé ma clinique à la maison et déjà quatre ans se sont écoulés. Se faire dire : « Tu as changé ma vie! » est une richesse inestimable. Chaque jour est un défi. Le plus difficile est de connaître nos limites et d’apprendre à dire non, car ce métier est physique et demande une très grande énergie. Le fait de toucher les gens n’est pas seulement un traitement musculo-squelettique; cela leur apporte également un apaisement au niveau mental. Après avoir massé plus de 500 corps, je suis fière de ce que je peux apporter aux gens.

 

Que ce soit homme, femme, enfant, personne en surpoids ou petit, poilu ou non, je vois le corps comme une machine exceptionnelle. Un mécanisme fragile à la vie d’aujourd’hui, qu’il faut entretenir avec de bons soins. Que le problème origine du travail, du stress, du sport, du manque de sommeil, d’une mauvaise posture, d’un accident, de maladies inflammatoires ou d’autres troubles physiques, je peux dire que nos traitements sont essentiels à la société actuelle. Je pousse mes démarches à connaître davantage le corps humain pour que mes soins soient le plus efficaces possible.

Il y a encore bien des barrières à détruire, car je rencontre encore des gens qui ont la pensée déplacée en nous appelant masseuses ou en pensant que nos soins comportent des «extras». La science chasse grandement l’ignorance, mais elle a encore des défis pour changer les esprits malhonnête.

Somme toute, j’ai pu amener de nombreuses personnes à connaître davantage la massothérapie avancée, comme une personne âgée qui craignait de se faire toucher et qui ne voulait rien savoir de cette approche. C’est en commençant sur chaise que j’ai réussi à l’apporter doucement vers un soin d’une heure sur table. Maintenant, elle peut fonctionner plus normalement et juge que mes traitements sont indispensables pour son bien-être. Elle me remercie chaque fois et moi je remercie la vie d’avoir eu la vigueur de continuer dans les moments plus difficiles, car aujourd’hui je suis pleine de gratitude envers tout ce qui m’entoure.

 

Ne reculer devant rien pour avancer !

Judith

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